Projet BOCEJ

bocejProjet « booster les compétences pour l’employabilité des jeunes « 
Contexte et justification du projet:
Selon des récentes études, en Guinée environ 60 % des jeunes âgés de 15 à 24 ans sont économiquement inactifs ou au chômage. Et ce taux de chômage reste le plus élevé parmi la population instruite. Cette situation, loin d’être un fait du hasard, est la résultante des problèmes de gouvernance dont souffrent depuis plusieurs décennies les secteurs de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle et technique. C’est pour donc répondre à tous ces défis et dans la dynamique de propulser l’économie nationale vers la productivité que le gouvernement a initié le projet « Booster les Compétences pour l’Employabilité des Jeunes ». Il a été validé en septembre 2014 par le Conseil d’Administration de la Banque Mondiale et l’accord de financement a été aussitôt obtenu d’un montant global de 20 millions de dollars américains.
Objectif du projet :
Le projet vise à améliorer la qualité de la formation et de son adéquation aux besoins du marché de l’emploi en augmentant les taux d’emploi parmi les diplômés et en améliorant la gouvernance de la formation axée sur les compétences.
Vue d’ensemble du Projet:
Le projet « BOCEJ », est placé sous la tutelle du Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes (MJEJ).
La gestion du projet est transversale et touche à la fois, la Primature, le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Ministère de l’Emploi, de l’Enseignement Technique et de la Formation professionnelle, le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère de la coopération internationale, le Ministère de l’industrie et des PME et le secteur privé.
Sa mise en œuvre est assurée par un Secrétariat Exécutif placé sous la direction d’un Comité d’Orientation Stratégique (COS) qui à son tour, est présidé par monsieur le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.
Contenu du projet
Le projet est structuré en trois composantes avec des objectifs spécifiques assignés à chacune d’elles:
Composante-1, » le Fonds Compétitifs les Compétences et l’Employabilité  » (FCCE): d’une enveloppe financière de 13 millions de dollars américains soit 65 % d’un financement global, cette composante vise à (i) créer dans institutions de formation des programmes innovants reliés aux secteurs économiques ; (ii) modifier la culture institutionnelle vers une approche davantage basée sur les résultats et (iii) améliorer l’efficacité des programmes de formation grâce à un partenariat public-privé (PPP). Il sera coordonné par un Secrétariat technique, supervisé par un Comité de Pilotage appelé Conseil du Fonds Compétitif (CFC) de seize (16) membres.

Composante-2, « de l’Education à l’Emploi » (E2E): financé à hauteur de 4 millions de dollars, cette composante vise à faciliter l’accès des jeunes diplômés, chômeurs, ainsi que les jeunes exclus en permanence du marché du travail en raison de chômage prolongé, à une formation axée sur l’emploi dans les domaines professionnels techniques et/ou des compétences de base de l’employabilité. La mise en oeuvre de ce programme est confiée à l’Agence Guinéenne pour la promotion de l’emploi (AGUIPE), une structure qui relève du MEETFP.

Composante-3, « Appui institutionnel et cadre réglementaire: cette composante vise à appuyer la révision du cadre réglementaire actuel des départements ministériels concernés par une approche participative impliquant tous les services qui auront la responsabilité de réviser les textes en vigueur et en cohérence avec les réformes en cours.
De façon globale, le projet s’attèlera au financement de projets de formation de courte durée basé sur le partenariat public-privé avec des programmes à haute valeur ajoutée. Pendant les six (06) années d’exécution (2015-2020), le projet va toucher essentiellement trois catégories de bénéficiaires. Il s’agit notamment des institutions de formation (IES et ETF), des Jeunes diplômés, chômeurs, le secteur privé, les PME et entreprises. Les projets qui seront financés dans le cadre du Fonds Compétitif doivent s’inscrire dans les secteurs prioritaires suivants: Agriculture ; Agroalimentaire ; Exploitation minière ; Energie et la construction (Bâtiment et Travaux publics, BTP) ; Environnement ; Télécommunications ; Secteur hôtelier et du tourisme ; Education et santé ; Ingénierie pédagogique (y compris numérique) ; Entreprenariat ; TICs, les compétences transversales (soft skills) ; Gestion.